Le diagnostic technique global (DTG), introduit par la loi ALUR de 2014, est le document le plus complet parmi les diagnostics de copropriété : il dresse un état des lieux global de l'immeuble et de ses obligations réglementaires.
Quand est-il obligatoire ?
Le DTG est obligatoire dans deux cas précis : lors de la première mise en copropriété d'un immeuble de plus de 10 ans, ou lorsque le préfet l'exige pour un immeuble repéré comme étant en difficulté. En dehors de ces deux cas, ce n'est pas une obligation périodique généralisée à toutes les copropriétés existantes — le syndicat des copropriétaires peut toutefois le faire réaliser volontairement, sur décision de l'assemblée générale.
Les 4 volets du DTG
- L'état apparent des parties communes et des équipements collectifs (couloirs, chaufferie, canalisations, garde-corps, espaces extérieurs...).
- La situation du syndicat des copropriétaires au regard des obligations légales et réglementaires du Code de la construction et de l'habitation.
- Une analyse des améliorations possibles en matière de gestion technique et patrimoniale de l'immeuble.
- Un diagnostic de performance énergétique collectif (ou un audit énergétique).
Il inclut aussi une liste des travaux nécessaires à la conservation de l'immeuble sur les 10 prochaines années, avec une évaluation sommaire de leur coût — une base de travail précieuse pour préparer un plan pluriannuel de travaux (PPPT).